Si vous croyez comme moi que la première des indépendances est celle de la pensée, vous êtes ici chez vous. Confrontons nos idées pour un meilleur devenir de notre continent.
Introduction
Les Patriotes ivoiriens et africains ont été surpris et choqués par la crise qui a éclaté au Courrier d’Abidjan le lundi 10 septembre 2007 et qui a vu le licenciement de Théophile
Kouamouo du poste de Rédacteur en chef dudit quotidien. Malgré tous les enseignements que nous avons tous tirés de la crise ivoirienne quant aux jugements précipités et aux sentences catégoriques
et sans appel, beaucoup sont ceux qui n’ont pas résisté à y succomber. «Sylvestre KONIN a commit la première grosse erreur de sa carrière en licenciant le brillantissime et célébrissime Théophile
Kouamouo», conclut par exemple Fernand Dindé, pourtant authentique et lucide patriote. Certains clament leur amour à la victime d’une présupposée injustice en proclamant que tout Ivoirien digne
de ce nom ne peut que lui être reconnaissant. D’autres vont même jusqu’à proposer à Kouamouo aides financières pour recommencer avec lui une autre aventure. C’est à tous ces patriotes ivoiriens,
africains et amis de l’Afrique que je sais sincères que je voudrais m’adresser. C’est pour eux, qui sont en général nos lecteurs, que j’ai refusé le silence que certains amis me conseillaient
pour m’expliquer. Car je suis d’autant mieux placé pour les comprendre que j’étais des leurs il y a seulement quelque temps. Moi aussi, il n’y a pas si longtemps, je ne voyais en Théophile
Kouamouo que le brillantissime journaliste qui a démissionné du prestigieux journal Le Monde pour venir en aide à mon pays au moment où celui-ci en avait le plus besoin. C’est ébloui et aveuglé
par sa légende et son talent que je suis venu à lui, et ai mis toutes mes économies dans une entreprise commune pour une aventure. A mon éblouissement et à mon aveuglement, j’ajouterai aussi une
étrange surdité au point de ne rien entendre des avertissements du patron (je devrais plutôt dire la patronne) que Théophile Kouamouo venait de quitter. Ironie du sort, je me suis retrouvé nez à
nez avec le «danger» qu’on voulait m’éviter. Cela me rappelle l’histoire de cette dame qui croisa un jour un homme sur son chemin et lui hurla : «cochon !» ; l’homme lui répliqua avec méchanceté
: «grosse vache», avant de se retrouver quelques mètres plus loin, nez à nez avec un gros cochon sauvage prêt à le massacrer ! Si on les écoutait plus souvent, les femmes ! On éviterait bien des
problèmes sur cette terre des hommes ! Alors maintenant que j’ai compris la leçon, permettez-moi de vous expliquer, de la façon la plus didactique possible, comment on passe de l’amitié et de
l’admiration pour Théophile Kouamouo, à un tel désespoir et un tel dégoût qu’on en arrive à se dire : «Non, non et non ! J’arrête. Le monde dût-il s’effondrer !». Cela permettra peut-être
d’éviter à d’autres honnêtes patriotes ce qui est déjà arrivé à beaucoup d’entre nous.
Je voudrais d’avance m’excuser de devoir être, une fois n’est pas coutume, un peu plus long que d’habitude, mais c’est pour ne plus jamais avoir à revenir sur cette affaire, et aussi donner des
détails sans lesquels on reste en surface et on ne comprend pas tout.
1. Aux sources de la dernière crise
La vie en général et la vie d’une rédaction et d’une entreprise en particulier n’étant pas un fleuve tranquille, Théophile Kouamouo et moi avons naturellement vécu plusieurs crises
que nous avons surmonté au cours de nos presque quatre années de collaboration (26/12/2003 – 10/09/2007).
Pour ne pas écrire tout un livre avant d’en arriver aux faits, je ne remonterai pour l’instant uniquement qu’à la précédente crise ; celle de mars 2007 qui avait abouti à la démission
spectaculaire par SMS de Théophile Kouamouo avant qu’il ne se rétracte quelques jours plus tard (certains d’entre vous s’en souvienne peut-être). Au cœur de cette crise : l’argent ! Théophile
Kouamouo exerce sur notre entreprise commune une pression financière intenable : il revient d’un mariage, il aligne une série de demande de prêts (en tant que salarié) pour soutenir son nouveau
statut. En tant que salarié et d’après lui-même le plus jeune et le moins nanti des deux associés que nous sommes, il y aurait droit. Sauf que, avec le même type d’arguments, il avait déjà obtenu
un prêt pour faire face aux urgents imprévus de son mariage en décembre 2006 ; et que bien avant, il en avait obtenu pour l’achat d’un véhicule qu’il a revendu plus tard à son frère Armand Brice
Tchikamen, lui-même salarié du Courrier d’Abidjan ; et qu’après il s’est accaparé le seul véhicule de la société, pour lequel il exigeait du carburant à la caisse ! L’associé-gérant que je suis,
qui n’a jamais contracté un quelconque prêt vis-à-vis de l’entreprise (c’est de toute façon interdit) se devait en toute responsabilité de mettre fin à cette dérive. C’est ce que je fis. Je
refusai la dernière demande de prêt que Kouamouo avait déposé à la comptabilité. Crime de lèse-majesté, nos relations se tendent immédiatement. Dans la foulée, son frère Armand Brice Tchikamen
qui est un des grossistes de notre société de distribution Distrilibre dépasse de plus d’une semaine les délais de versements des ventes de journaux à Distrilibre. Il est suspendu en application
de la règle de tolérance zéro que j’avais énoncé en début d’année à Distrilibre et qu’aucun grossiste n’avait jusque-là violée. Colère de Kouamouo. Il convoque une assemblée générale
extraordinaire pour demander ma démission en tant que gérant et une redistribution du capital avec un nouvel entrant. Il échoue dans son initiative parce que je possède 50% des actions et que je
suis gérant statutaire. Kouamouo ne peux donc changer les statuts sans mon accord. Cela le frustre. Dans son blog dans Le Courrier d’Abidjan n° 966 du samedi 17 mars 2007 (titré «Le journalisme
d’après guerre»), Théophile Kouamouo, de façon perfide et en des termes à peine voilés, qualifie ma gestion de personnelle, opaque et suicidaire. Théophile Kouamouo m’accuse de mauvaise gestion,
et l’article est publié dans le journal dont je suis le Directeur de publication et un actionnaire, il faut le faire ! Le lundi qui suit (le 19/03/2007), je prends la décision d’améliorer ma
gestion en retirant le véhicule du journal à Théophile Kouamouo (qui, je le rappelle, avait vendu la voiture pour laquelle il avait obtenu un prêt) pour l’affecter au Service commercial et au
Service recouvrement pour faire baisser nos frais de taxi et faire rentrer plus d’argent. Le même jour, Théophile Kouamouo envoie des SMS à presque toute la terre pour dire qu’il démissionne de
son poste de Rédacteur en chef, mais reste associé de l’entreprise avec ses 50%. Des amis le ramènent à la raison, il décide de reprendre son poste de Rédacteur en chef du Courrier d’Abidjan,
mais ce n’est plus du tout le même Théophile Kouamouo. Le lundi 26 mars 2007, il produit un édito mémorable qui marque sa reprise de service : «Les héros sont fatigués» (in Le Courrier d’Abidjan
n° 973). Il y dit beaucoup de choses, mais une seule est à retenir, et c’est même elle qui est mise en évidence au centre de la version papier de l’article: «Il faut aujourd’hui de l’or, beaucoup
d’or pour parler. Nous ne sommes pas assez riches. Silence aux pauvres !». Et quand après cela, Théophile Kouamouo continue de parler, ce ne sont plus des paroles pleines comme à ses débuts, mais
plutôt des paroles creuses truffées de silences volontaires qui n’échappent pas à ses proches et aux avertis. Certes, il faut qu’il essaye de conserver la grande aura et l’immense réputation
qu’il a acquises, mais, sur tous les fronts, il baisse le ton de quelques décibels.
La Françafrique n’est plus une obsession. L’ambassadeur de France peut même maintenant être un ami, et Théo ne rechigne plus à apporter sa caution de
patriote et résistant africain à des initiatives intellectuellement louches. Ainsi de sa participation active au fameux séminaire stratégique de la Fondation nationale de sciences politique de
Côte d’Ivoire (qui avait pour thème central «Après les élections présidentielles : quelle politique africaine pour la France ?») où il a animé un panel qui avait pour titre : «Sarkozy à l’Elysée:
une autre politique africaine ?». Un internaute sur son blog ne s’y est pas trompé quand il a qualifié cette initiative de mendicité intellectuelle et a regretté que Théophile Kouamouo se soit
associé à celle-ci. Les malentendus entre les patriotes africains et le nouveau Théophile foisonnent sur son blog. Par exemple quand il hésite vers la fin de son dernier édito-blog (intitulé «Des
hirondelles dans la grisaille») à se prononcer clairement dans la polémique qui avait cours sur le bien fondé de l’investissement des 100 milliards de francs CFA dans le nouveau
Parlement de Yamoussoukro, un internaute (Papy) s’emporte : «Je m'étonne souvent des réponses que certains donnent des incohérences du gouvernement actuel. Franchement, on
peut aimer le président actuel et pouvoir lui dire ce qui ne va pas. Le faisant, on lui permet de redresser le tir. Mais si on se met dans une situation d'acquiescer tout le temps, on se fait
complice de ce qui va mal.». Ce que Papy ignore, c’est que côté pouvoir en place, le nouveau Théophile Kouamouo fait de l’excès de zèle ! Il fait même des choses que personne ne lui demande (nous
y reviendront après l’exposition des faits). Depuis un moment déjà, il refuse d’argumenter clairement son attachement fétichique à l’Accord de Ouaga. Malgré tout, je le laisse s’exprimer sans
entrave (de toute façon, je me suis abstenu d’écrire quoique ce soit depuis le début du Dialogue direct vers fin 2006).
Pour terminer cet éclairage de l’environnement qui prévalait avant la dernière crise, il faut enfin noter que le nouveau Théophile Kouamouo de l’après-crise de mars 2007 a décidé de ne plus
jamais adresser la parole à deux de ses meilleurs amis (et je pèse mes mots quand je dis «meilleurs amis»): le Président Mamadou Koulibaly et une certaine Nathalie Yamb (que les révélations de
Théo ont précipité sur la scène publique).
Le crime de Nathalie Yamb c’est, aussi incroyable que cela puisse paraître, d’avoir oser être de mon avis lors d’un débat d’idée alors même qu’elle était plus proche de Théophile Kouamouo et était sa meilleure amie (plusieurs heures de discussions par jour au téléphone ou sur Yahoo Messenger pendant quelques années !).
Au Président Koulibaly, Théophile reproche deux choses : de n’être pas accouru le supplier de rester au Courrier d’Abidjan comme Rédacteur en chef quand il a reçu comme tout le monde sa démission par SMS, et (de loin le plus important) de s’être déclaré impuissant à résoudre ses problèmes financiers personnels. Voilà ce qui se cache derrière le très lapidaire «le président Koulibaly à qui je ne parle plus depuis des mois» que Théo a furtivement glissé dans sa «part de vérité» (in Notre Voie n°2783 du 13/09/2007).
Voilà à peu de choses près (si on ne veut pas écrire un livre), le tableau sur le fond duquel la dernière crise va éclater.
2. Les faits qui ont conduit au licenciement de Kouamouo
Etape 1
Je fais remonter la série de défiances qui a conduit au licenciement de Kouamouo à la veille de la publication de l’article du président Koulibaly intitulé «Sortie de crise : une
affaire d’argent ? Non (La leçon chiffrée à Soro Guillaume)» dans Fraternité Matin du 24 juillet 2007. Le Président Koulibaly me fait l’amitié de me l’envoyer pour lecture. Mais il me précise
expressément que l’article est prévu pour sortir en exclusivité dans Fraternité Matin et que je devais m’abstenir de le publier dans Le Courrier d’Abidjan. Le lendemain, lorsque je reçois mes
journaux tôt le matin, je suis stupéfait : l’article, qui n’était pas dans notre programmation tard le soir lorsque je quittais la rédaction, fait la Une du Courrier d’Abidjan ! Et en plus, avec
présentation (à la Une et à l’intérieure) délibérément polémique et des propos attribués à Koulibaly qui n’étaient pas de lui. Comment expliquer à quelqu’un qui vous a fait confiance que ce n’est
pas vous à qui il a confié son texte qui êtes responsable de sa parution dans l’organe dont vous êtes le Directeur de la publication et que vous suivez au quotidien ?! Sans parler du sabotage.
Avant d’avoir le Président Koulibaly au téléphone pour présenter des excuses et tenter une quelconque explication, il me fallait moi-même savoir ce qui s’était passé. Lorsque j’ai Théophile au
téléphone, je me fais engueuler proprement et me fais traiter de vassal de Koulibaly. Et le grand Théophile Kouamouo d’ajouter : «Si c’est Koulibaly qui t’envoie, dis-lui que s’il a quelque chose
à me dire, qu’il prenne son téléphone et m’appelle lui-même». J’étais hors de moi. C’est la première fois depuis le début de notre collaboration, que j’ai annoncé à Théophile qu’il recevra une
demande d’explication. Il fait rapidement intervenir un ami qui circonscrit le différend. Le démenti qu’il propose à la publication dans le journal du lendemain est fantaisiste, je le remplace
d’autorité par un autre plus correct. Théophile Kouamouo décide de ne plus m’adresser la parole à moi aussi. S’il se sent obligé de me faire passer un message, il m’envoie
des SMS. Dans la foulée, il m’apprend qu’il est en contact avec des gens pour vendre ses actions. Il n’a plus le cœur à l’ouvrage. Il est de moins en moins présent à la rédaction (il envoie la
plupart de ses papiers par e-mail). Il n’y vient que pour intriguer. Il ne joue plus son rôle d’encadrement de la Rédaction. Les comités de rédaction qu’il faisait une fois par semaine tous les
lundi (en principe ils devraient être fait tous les jours) se distendent et s’arrêtent. Kouamouo entreprend un travail de démobilisation des salariés, leur répétant à souhait que cette
entreprise-ci n’a plus d’avenir et qu’ils devraient tous se chercher.
Etape 2
Je décide de reprendre un peu d’initiative éditoriale, après une dizaine de mois d’abstinence. A la faveur de la crise des grades de la rébellion, je publie un article intitulé «Et
pourtant, ils ont gagné la guerre» dans Le Courrier d’Abidjan du vendredi 24 juillet 2007, dont Théophile Kouamouo se plaint comme étant trop critique envers le Président Gbagbo. Il en sera de
même pour une interview que j’ai faite avec Mahalia Nteby dont j’ai remis le texte au Secrétariat de rédaction le lundi 3 septembre pour une publication dans le journal du
lendemain.
Etape 3
Le mardi 4 septembre 2007, je dépose au Secrétariat de rédaction une opinion à publier dans le journal du mercredi 5 septembre 2007 (une lettre ouverte au Président Gbagbo signé
d’un certain Fernand Dindé, un patriote ivoirien qui nous envoie régulièrement des mots d’encouragement ou des réflexions depuis le début de la crise). Personnellement, je classais Fernand Dindé
parmi les «gbagboïstes fondamentalistes» et je trouvais cela intellectuellement salutaire que même lui tire sur la sonnette d’alarme quant à la dégradation généralisée et avancée des mœurs et des
valeurs qui gangrène notre jeune nation (rien de bien méchant). Cette fois-ci, Théophile Kouamouo ne se contente pas de trouver le texte trop critique envers le Président Gbagbo. Il dit
clairement dans son SMS «s’opposer catégoriquement à la publication de cette lettre» dans Le Courrier d’Abidjan, en sa «qualité de Rédacteur en chef». Je lui réponds que j’ai bien noté son avis,
mais que je maintenais tout aussi catégoriquement la publication de ladite lettre.
Par principe, j’ai toujours refusé la tacite répartition des rôles dans la presse qui consiste à ne voir les critiques au Président Gbagbo et à ses hommes que dans les journaux de l’opposition, et dans les journaux dit «bleus» la justification systématique de leurs actes. Les critiques sont ainsi frappés de suspicion légitime, et cela peut être d’autant plus frustrant quand c’est un patriote (comme c’est le cas de Fernand Dindé) qui en a à formuler et qui n’a d’autres choix que d’utiliser les canaux ennemis ou de se taire. J’avais donc promis à Dindé de publier sa lettre au Courrier d’Abidjan. C’est donc pour cela que j’y tenais. Le Courrier d’Abidjan est un journal «bleu» (donc encré dans la galaxie patriotique) qui combat la Françafrique et ses tentacules locales, mais il se singularise par le fait qu’on peut y trouver des critiques de notre propre camp, quand nous estimons cela nécessaire. Oui, Le Courrier d’Abidjan peut se vanter qu’il a déjà eu à critiquer (les articles existent et peuvent être produits) : Laurent Gbagbo, Simone Gbagbo, Mamadou Koulibaly, Bohoun Bouabré, Affi N’Guessan, nos ministres, nos DG, et j’en passe. Ce n’est qu’à ce prix que nous pouvons être crédible. Le jour où on soutient, on soutient et on argumente.
Toujours est-il que Kouamouo et moi échangeons sur la vision de nos rôles respectifs. Il prétend être celui qui a le dernier mot en ce qui concerne la publication des articles, et moi je lui explique que c’est exactement le contraire, et nous en restons là. La lettre de Dindé sort le lendemain.
Etape 4
Enfin, le mercredi 5 septembre 2005, je me remémore une vieille idée non encore mise en œuvre depuis que je l’avais sentie devenir nécessaire et indispensable pour la suite du
combat commun : faire un bilan (forcément subjectif, parce que vu par moi, mais pas nécessairement inintéressant) de la résistance. Je l’intitule «Le blues de la résistance» en écho à ce que je
lisais en ce moment sur le net. Je choisis, non d’écrire un article pour commencer, mais plutôt de publier une opinion de Mahalia Nteby (intitulé «Naufrage d’une nation») diffusée sur le site
Internet Saoti depuis le 27 Août 2007 et sur le site Agoravox le 30 août 2007. Je l’accompagne d’un chapeau que j’intitule «Le blues de la résistance (1)». Je remets le tout au Secrétariat de
rédaction. Tard dans la soirée, quittant la Rédaction, j’appelle un ami pour le voir et ce dernier m’informe qu’il est chez un ami commun (dont Kouamouo dévoilera l’identité dans toute la presse
en la personne du ministre d’Etat Bohoun Bouabré, nous y reviendrons). A peine installé que je vois débarquer Théophile Kouamouo (qui ne s’attendait pas à m’y trouver) qui ne prend même pas la
peine de s’asseoir et hurle, au bord de la crise de larmes, son désir urgent de parler au ministre. Je saurai un peu plus tard ce qui avait mis Kouamouo dans cet état : il m’accuse de comploter
(avec des amis qu’il cite nommément, dont Nathalie Yamb) contre le Président Gbagbo et les Accords de Ouaga ! Lui serait plutôt le défenseur des Accords de Ouaga et du Président Gbagbo. Il
n’oublie pas d’ajouter que Le Courrier d’Abidjan, c’est lui, et que moi, je ne suis qu’un parfait inconnu. J’explique ma position de principe au ministre, qui nous incite
fortement à faire des efforts de part et d’autre pour avoir de meilleurs rapports vu les enjeux en face. Il ajoute aussi que la situation actuelle et les Accords de Ouaga sont sensibles et qu’on
devrait l’intégrer dans notre travail. Mais, rien de spécifique sur l’article en cause. Nous nous séparons tous. Il est 2 heures du matin. Quand je me réveille quelques heures plus tard et que je
consulte les journaux, j’ai la désagréable surprise de constater que «Le blues de la résistance (1)» ne figure nulle part dans Le Courrier d’Abidjan du jour. Renseignements pris auprès du
Secrétariat de rédaction, la décision de soustraire ledit article de la publication a été prise par Théophile Kouamouo.
C’est le lieu de préciser ici que je connais le ministre d’Etat Bohoun Bouabré bien avant l’accession du FPI au pouvoir en octobre 2000. Depuis que j’ai commencé l’aventure du Courrier d’Abidjan,
le ministre d’Etat Bohoun Bouabré ne m’a jamais dit, au grand jamais, ce qu’il faut publier ou ne pas publier dans le journal. Je trouve regrettable que Théophile Kouamouo, dans ses diverses
révélations, ait mêlé son nom à une affaire de censure et ait laissé croire que ce serait une pratique courante au Courrier d’Abidjan de se retrouver chez lui ou chez d’autres aînés pour décider
de ce que nous publions ou pas.
Ceci précisé, mon problème se circonscrit à mon Rédacteur en chef de l’époque, Théophile Kouamouo. J’essaye d’obtenir de lui une explication cohérente et acceptable de l’acte le plus grave de notre relativement longue collaboration. Je lui demande simplement de me dire à quel moment, au cours des échanges de la veille, m’a-t-il demandé de retirer l’article ou m’a-t-il à la limite même simplement informé du retrait de l’article. Pendant près de quatre années de collaboration, jamais, au grand jamais, je n’ai censuré un seul article de Théophile Kouamouo. Lui, même quand il a eu des opinions que je ne partageais pas, je l’ai laissé les exprimer. Et c’est maintenant lui qui va me censurer ? Mais, c’est le monde à l’envers ! Je ne vois pas, par exemple, au Matin d’Abidjan, le Rédacteur en chef Yves de Sery censurer Pierre Le Mauvais le Directeur de publication ! Et on peut multiplier les exemples avec bien d’autres rédactions. Je ne me vois pas, en tant que premier responsable de l’entreprise (gérant) et premier responsable de la rédaction (Directeur de publication), laisser passer un tel précédent, et retourner m’asseoir tranquillement dans cette entreprise et ce journal dans lequel mon autorité a été bafouée, et continuer à donner d’autres ordres comme si de rien n’était ! Et s’ils continuaient d’être bafoués ? J’ai estimé que mon collaborateur Théophile Kouamouo était allé trop loin dans sa défiance.
Etape 5
Le vendredi 7 septembre 2007 en début d’après-midi, je transmets une demande d’explication à Théophile Kouamouo. L’information fuit dans l’entreprise, je convoque une réunion pour
calmer les esprits et clarifier les choses pour éviter la panique. Je trouve la réponse de Théophile Kouamouo à ma demande d’explication sur mon bureau le dimanche 9 ; elle fait trois pages
«dactylographiées». Trois pages dans lesquelles il reconnaît son acte, l’assume, et le théorise en m’expliquant grosso modo qu’il voit son rôle de Rédacteur en chef au-dessus de celui du
Directeur de publication. Même là, il n’oublie pas d’écrire par deux fois : «Nathalie Yamb alias Mahalia Nteby». Le lundi 10 septembre 2007 soir, Théophile Kouamouo reçoit sa lettre de
licenciement vers 18 heures. Il refuse de quitter les locaux. Je demande simplement à un (1) vigile de le surveiller à distance respectable pour prévenir un éventuel
sabotage. Kouamouo sort de l’entreprise une première fois vers 20 heures pour revenir tranquillement vers 20h30, puis quitte définitivement l’entreprise vers 21h30 sans être le moins du monde
inquiété. Un peu plus tard dans la nuit, vers 22h30, un journaliste du quotidien Le Patriote m’appelle sur mon téléphone portable ; il a l’information du licenciement de Théophile Kouamouo, il
voudrait la confirmer ; je suis courtois mais bref dans ma confirmation de son info.
3. L’attentat du 11 septembre dans Le Patriote (journal du RDR)
Le mardi 11 septembre 2007, rares sont les médias de presse écrite qui traitent l’information du licenciement de Théophile Kouamouo du poste de Rédacteur en chef du Courrier
d’Abidjan, vu l’heure relativement tardive de son avènement. Les quelques-uns qui donnent l’info promettent d’y revenir, sauf l’un d’entre eux, qui est particulièrement et curieusement surinformé
: Le Patriote !
Un véritable attentat contre le Président Koulibaly et la Résistance ivoirienne, et une bombe sur la galaxie patriotique. Surtout que, depuis un certain temps, l’opposition
n’arrêtait pas de chercher une dissension entre le Président Koulibaly et le FPI.
«Le blues de la Résistance (1)» étant indiscutablement un texte du Courrier d’Abidjan jamais publié (qu’on ne peut donc trouver sur aucun site Internet), les patriotes cherchent le responsable de
l’ «attentat» au sein du Courrier d’Abidjan. Théophile Kouamouo s’empresse de m’accuser d’être le traître recherché et m’attribue rapidement des liens spéciaux et privilégiés avec le journal Le
Patriote. Sauf que l’accusation ne résiste pas au bon sens, et qu’une analyse attentive permet de démontrer indiscutablement que, ô stupeur des stupeurs, l’accusateur est le coupable
!
4. Les gros mensonges de Théophile Kouamouo !
L’accusation de Théophile Kouamouo contre ma personne repose sur un argument en apparence logique mais léger : lui
Théophile Kouamouo s’est opposé à la publication de ce texte dans Le Courrier d’Abidjan quand il en avait les «moyens»; pourquoi est-ce qu’il irait le publier ailleurs ?
J’ai moi aussi deux questions : 1. Pourquoi, moi Sylvestre KONIN, pour publier un texte après que je me sois «débarrassé» de l’empêcheur de publier, suis-je obliger d’aller
le faire dans Le Patriote ? 2. Et si Théophile Kouamouo voulait que tout le monde (mais plus particulièrement le Président Gbagbo et les patriotes) voient le texte qu’il a voulu leur éviter et
pour lequel il aurait été licencié ?
Mais en plus de ces deux questions, moi j’ai une analyse plus minutieuse. Si Le Patriote n’avait fait que publier le texte du Courrier d’Abidjan, Théophile Kouamouo pouvait encore s’en tirer. Sauf que Le Patriote publie le texte en le parant d’une série d’informations troublantes. Le Patriote nous révèle, dès le lendemain seulement du départ de Kouamouo tard la veille du Courrier d’Abidjan, entre autres que :
• Un aîné est intervenu en la personne du ministre d’Etat Bohoun Bouabré et lui aurait donné raison ;
• Le ministre Bohoun Bouabré est «un ami de la rédaction» ;
• Mahalia Nteby serait Nathalie Yamb ;
• Nathalie Yamb serait «une amie intime» de Mamadou Koulibaly ;
• Mahalia Nteby serait finalement un double pseudonyme ;
• Mamadou Koulibaly serait finalement Mahalia Nteby !
• Mamadou Koulibaly serait donc l’auteur du papier !!!
Nous y voilà ! La seule chose qui a intéressé Le Patriote pour sa grande Une du 11 septembre, c’est que cette affaire devrait nécessairement être rattachée au plus grand rêve de
l’opposition en ce moment : la supposée brouille entre Koulibaly d’un côté, et le FPI et Laurent Gbagbo de l’autre ! Et quel est le fil qui les y conduit ? Le seul nom que Théophile Kouamouo
avait à la bouche depuis le mercredi 5 septembre : Nathalie Yamb ! Cette dame dont Le Patriote semblait tout ignoré jusqu’à ce jour, est le seul fil que Le Patriote a utilisé pour arriver au
Président Koulibaly, pour lui attribuer un «Blues de la résistance (1)» écrit par … Sylvestre KONIN !!!
Alors, à qui Théophile Kouamouo voudrait faire croire que c’est moi qui ai intérêt à ce que dès le lendemain de
son licenciement, sa version des faits occupe 99 % de l’encadré du Patriote, et que des révélations impliquant Nathalie Yamb (qui reste toujours pour moi une amie à qui je continue de parler) et
le Président Koulibaly (qui reste pour moi un ami à qui je continue de parler) ? Pourquoi participerai-je à un montage qui attaque violemment des amis avec qui je suis en de parfaits termes,
montage qui donne la version des faits de Théophile Kouamouo en lui donnant clairement raison ?
Théophile Kouamouo insulte l’intelligence des Ivoiriens et des Africains ! Or, en matière d’intelligence, la seule erreur à ne pas faire est de prendre les autres pour des idiots
!
«Mahalia Nteby alias Nathalie Yamb» : Théophile Kouamouo n’a que cela à la bouche depuis la soirée du mercredi 5 septembre chez le ministre d’Etat Bohoun Bouabré ; il répétait cela rageusement à
la réunion du vendredi 7 septembre devant les salariés du Courrier d’Abidjan ; il a même écrit cela dans la réponse à ma demande d’explication ! Et ce serait moi qui, le soir de son licenciement,
me serait précipité au journal Le Patriote leur dire : «Tenez, publiez ça, c’est signé Mahalia Nteby, mais Mahalia Nteby c’est en réalité Nathalie Yamb, et comme je sais que ça ne vous dit
sûrement rien, Nathalie Yamb, c’est une amie intime de Koulibaly! Vous y êtes ? Vous tenez Koulibaly !»??? Ridicule !!!
La vérité, c’est que le Théophile Kouamouo qui sort des locaux du Courrier d’Abidjan en veut à Sylvestre KONIN qui vient de le licencier ; il en veut à Nathalie Yamb à qui il ne
parle plus depuis des mois ; il ne parle plus non plus avec le Président Koulibaly depuis également des mois (il le dit lui-même dans sa «part de vérité» publiée dans Notre Voie) ; sans
discernement, il conclut qu’il est leur victime ; il ne veut qu’une chose : se venger !
Le bon sens voudrait que ce soit Théophile Kouamouo qui soit allé livrer au journal Le Patriote le texte qui lui a valu des problèmes alors qu’il «défendait le président Gbagbo et
les Accords de Ouaga». Pour que cela coûte cher à Sylvestre KONIN quand on verra ce qu’il voulait publier. Kouamouo en a profité pour donner sa version des faits à Le Patriote, en lui confiant
que Mahalia Nteby serait Nathalie Yamb qui serait elle-même une amie intime de Mamadou Koulibaly, réglant au passage ses comptes avec ces deux derrières personnes.
Le lendemain (mercredi 12 septembre 2007), lorsque le quotidien Nord-Sud publie quelques commentaires du Président Koulibaly sur l’attitude de Théophile et que ce dernier sent
venir la désapprobation des Patriotes, il s’empresse de rectifier et de pondre sa «part de vérité» qui parait le lendemain dans Notre Voie dans lequel il nie s’être attaqué au Président Koulibaly
et conserve ses charges contre KONIN et YAMB qu’il considère comme des adversaires à sa taille. Dans la foulée, il place une attaque perfide contre le quotidien Le Patriote. Trop tard, il a
laissé trop d’indices dans la publication du journal Le Patriote du 11 septembre 2007. Il ment mal.
Quand Fernand Dindé met le doigt sur quelques mensonges de Théophile Kouamouo, je lui dis qu’il y en a beaucoup d’autres :
• Je n’ai pas mis Le Patriote en copie d’un e-mail que j’ai envoyé à Fernand Dindé mais je me suis juste contenté de faire «répondre à tous», et ma réponse à Dindé a strictement
conservé la même longue liste de personnes que Dindé lui-même avait mis en copie.
• Aucune «meute de vigiles dont certains étaient armés» n’ont envahi les locaux du Courrier d’Abidjan et n’ont expulsé Théophile Kouamouo.
• Sylvestre KONIN gère son entreprise depuis le début avec le cabinet d’un expert comptable inscrit au tableau de l’ordre, et a un service comptable et financier qui gère nos
obligations comptables, sociales et financières dans la contrainte de nos moyens ; tous nos salariés (je dis bien tous) sont déclarés aux impôts et à la CNPS ; il n’y a aucun acte de mauvaise
gestion qu’on peut nous opposer. Tout ça n’est que mensonges grossiers et calomnies.
Théophile Kouamouo annonce des actions en justice, qu’il les pose et arrête de salir la réputation d’honnêtes citoyens. Il reste actionnaire de «Les Editions Le Courrier», mais un
actionnaire n’a pas forcément à être salarié.
Finalement ce qui me déçoit le plus, c’est que je découvre aujourd’hui que Théophile Kouamouo, qui se fait passer pour un fervent croyant, est un fieffé menteur (je pèse mes mots).
Un menteur, manipulateur, imposteur ! Que ceux qui ne me croient pas mènent leurs propres enquêtes. Qu’ils interrogent par exemple les salariés de notre entreprise. Il y a des chances que
certains d’entre eux se mettent à parler. Quand Théophile Kouamouo partait du journal Le Temps, beaucoup de ces salariés l’avaient suivi parce qu’il leur avait promis des actions dans la nouvelle
entreprise (à Le Temps, il s’était fait le chantre de la participation des salariés au capital). Malgré mon adhésion à ce principe, Kouamouo propose un 50 – 50 transitoire en attendant de voir
quand et combien céder aux autres salariés. Nous en sommes restés là jusqu’à aujourd’hui. Le procès-verbal de notre dernière assemblée générale extraordinaire stipule très clairement que
Théophile s’est opposé (encore une fois) à ce que les salariés aient leurs parts de capital. En partant du Courrier d’Abidjan, il a encore tenté d’expliquer à ces mêmes salariés que leurs
intérêts se trouvaient à ses côtés. Peine perdue. Cette fois-ci, ils ont refusé de le suivre (ils ne sont pas dupes, «premier gaou n’est pas gaou»).
5. Professionnalisme ou «kpakpato-isme» ?
Dans l’affaire qui nous oppose, Théophile Kouamouo n’arrête pas de proclamer partout sa qualité de journaliste professionnel. Mais j’aimerais m’interroger sur plusieurs
points.
Un
Quel est donc ce journaliste professionnel qui, bien qu’ayant lui-même utilisé sans gène plusieurs pseudonymes, n’hésite aucunement à s’acharner publiquement sur un pseudonyme? Que dira Théophile
Kouamouo si par exemple un opposant machiavélique décidait d’enlever la pauvre dame qu’il prétend être derrière ce pseudonyme, et que les esprits simplistes accusent le Président Gbagbo et son
entourage comme d’habitude ? A quelle éthique et quelle déontologie répond ce genre de comportement ? N’est-ce pas le devoir d’un journaliste professionnel de protéger ses contributeurs qui
choisissent de garder l’anonymat ?
Deux
Quelle image Kouamouo voudrait qu’on garde d’un journaliste professionnel qui laisse entendre publiquement qu’il court voir les politiques avec ses BAT (Bon A Tirer) ?
Trois
Comment un journaliste professionnel peut-il se montrer plus allergique aux critiques que les politiques eux-mêmes, à un tel point qu’il se transforme en un horrible censeur
?
Ce n’est plus du professionnalisme, c’est du «kpakpato-isme» !
Comme je l’ai déjà dit plus haut, le ministre d’Etat Bohoun Bouabré dont Kouamouo a associé le nom à ses manœuvres n’est pas un censeur. De même pour le Président Gbagbo aux
courroux de qui Kouamouo espère ainsi me livrer. Le Président Laurent Gbagbo connaît Sylvestre KONIN depuis les années 90 (précisément depuis Noël 1991, mais je ne m’y attarderai pas). Il sait
que Sylvestre KONIN est un jeune patriote uniquement mû par l’intérêt de son pays et de son continent. La première fois qu’il m’a revu depuis que je suis au Courrier d’Abidjan, avec la mémoire
qu’on lui connaît, il m’a interpellé : «mais toi, je te connais! Ce n’est pas toi qui m’as allumé à Yopougon en 92 ?». Mais je lui ai rappelé que je ne faisais pas que critiquer, car étudiant,
responsable FESCI à la Cité rouge et militant FPI, j’avais 19 posters du candidat Gbagbo affichés dans ma chambre d’étudiant (c’est mon ami Attéby Williams qui les avait compté). Ça a toujours
été ainsi. Je peux globalement adhérer et quelques fois critiquer. J’ai quelques fois écrit des articles très critiques que j’ai signés et assumés. Théophile Kouamouo n’apprend donc rien au
Président Laurent Gbagbo en se débrouillant pour qu’il sache que j’ai voulu publier un article très critique à son égard. Dans le cas d’espèce, ledit article n’est même pas
de moi, et il avait été publié sur Internet depuis plusieurs semaines déjà. Pourquoi faire tant de boucans pour censurer une opinion qui a déjà été diffusé et débattue ? Kouamouo voudrait-il
sous-informer ceux qui n’ont pas accès à Internet ? Nteby, Yamb ou Konin ont déjà publié par le passé plusieurs articles qui permettent de les classer indiscutablement dans le camp des patriotes
ivoiriens et africains. Pourquoi Kouamouo voudrait-il qu’ils aillent faire leurs critiques dans Le Nouveau Réveil ou un autre journal de l’opposition ? Si Kouamouo n’avait pas fait son zèle et
que l’article avait été normalement publié dans Le Courrier d’Abidjan, certes, certains patriotes s’en seraient offusqués (comme sur Internet), mais d’autres s’y seraient reconnus (comme sur
Internet) et le débat aurait avancé (comme sur Internet). Tout cela participe de la liberté d’expression et de la pluralité des opinions. Moi qui croyais naïvement que ces principes étaient chers
aux journalistes professionnels ! Dans tous les cas, le Directeur de publication que je suis décide d’accepter l’article et d’assumer les éventuelles sanctions des organes compétents en la
matière. Où est le problème de Kouamouo ? Est-ce son rôle de juger ou de faire de la délation ? Qui peut-il convaincre qu’il ne souhaite pas que ceux qu’il dénonce soit exemplairement châtiés et
lui, exemplairement récompensé ?
Si c’est ça le professionnalisme dont se vante Kouamouo, Dieu m’en garde !
6. Kouamouo et ses amitiés
Beaucoup de personnes ne savent peut-être pas que Théophile Kouamouo était à Le Temps bien plus qu’un collaborateur pour le propriétaire. C’était un ami. Un frère. Théophile
Kouamouo en partant, n’a pas eu le souci de conserver au moins l’amitié ou la fraternité. Cette histoire n’aurait pas été singulière si les désertions en amitié et en fraternité de Théophile
Kouamouo s’étaient arrêtées là.
Aujourd’hui, ceux qui composent ce qu’il a qualifié de «duo infernal» dans sa «part de vérité» étaient il n’y a pas si longtemps que ça parmi ses meilleurs amis.
Ses relations avec Agnès Kraidy de Fraternité Matin (sa grande amie de l’époque) sont aujourd’hui quasi-inexistantes.
C’est pire avec Emmanuel Grié, son ex-collaborateur du Temps et du Courrier d’Abidjan. C’est le lieu de préciser ici que ce n’est qu’après le départ d’Emmanuel Grié du Courrier d’Abidjan que j’ai
découvert les manigances, les manipulations et les provocations constantes de Kouamouo contre ce dernier. Depuis le mois de mars 2007, Emmanuel Grié qui ne m’en a jamais voulu m’a contacté lors
de la première dédicace de mon premier roman. Aujourd’hui, c’est en toute honnêteté et en toue humilité que je voudrais le réhabiliter. Théophile Kouamouo avait fait annoncer dans Le Patriote du
11 septembre que c’était lui le nouveau rédacteur en chef. Il n’a pas tout à fait tort, sauf qu’il était en avance de plus d’une semaine ! Ça sera fait dans les jours qui suivent. Mais comment Le
Patriote pouvait-il le deviner et l’annoncer dans sa fameuse parution du 11 septembre ? Bref.
La liste des ex-amis meilleurs amis de Kouamouo en très peu de temps en Côte d’Ivoire est si longue que je ne voudrais pas m’y attarder. J’ai juste voulu mentionner cela pour à mon
tour prévenir ses futurs meilleurs amis.
Les personnes vers qui Théophile Kouamouo tend la main aujourd’hui et qu’il voudrait séduire avec son kpakpato-isme devraient beaucoup faire attention.
Conclusion (La fin d’une servitude)
Je voudrais finir cette explication en répondant à la seule question que tous les patriotes et résistants qui apprécient Le Courrier d’Abidjan se posent et me poseraient s’ils
m’avaient en face : n’auriez-vous pas pu vous entendre quand même, malgré tout ce que tu nous as dit, mettre de côté vos petites rancœurs dans l’intérêt supérieur de la lutte que nous menons, et
continuer ensemble ?
Je voudrais vous assurer que je comprends cette préoccupation, d’autant plus que, dans une certaine mesure c’est ce que j’ai fait pendant longtemps. Je disais très récemment à mon meilleur ami :
«Toi, je te connais, je sais que tu n’aurais pas pu supporter et travailler quotidiennement avec Théophile Kouamouo pendant plus de 30 jours !». Moi, je l’ai supporté pendant plus de mille jours
!
Pourquoi je dis «supporter» ? Hors de sa plume, l’homme Théophile Kouamouo a très peu de respect et d’égard pour autrui. Egoïste, égocentrique, nombriliste, il se prend pour le début, le centre
et la fin du monde. Avec ses collaborateurs et ses «amis», il se voit en receveur universel et voit les autres en donneurs universels. Tout le monde lui doit tout, il ne doit rien à personne. Ici
en Côte d’Ivoire où sa légende de sauveur de notre pays et de notre continent bat son plein, cela devient pire. On lui tolère tout. Ceux qui le font juste de temps en temps et n’ont pas à le
supporter quotidiennement n’y font plus attention. D’autres qui ne le connaissaient que via ses papiers sur Internet sont excusables de penser que tout ceci est supportable. Mais il y a ceux qui
vivent cela au quotidien et qui, même en mettant cela dans la balance avec son talent, prenne la décision d’arrêter. Parce qu’un journal est avant tout une entreprise et un travail de groupe où
le vedettariat a ses limites. A Frat-Mat,
LE COURRIER D’ABIDJAN :
Un quotidien qui manque au paysage médiatique, mais surtout intellectuel ivoirien
1°) Du témoignage d’un manque crucial de vision stratégique commune des africains
Lorsqu’on observe de près la situation qui a abouti malheureusement, pour nous autres, à un conflit d’opinions, puis à une séparation professionnelle et finalement à une rupture entre deux « frères » ; on ne peut qu’être amené à comprendre encore plus l’importance de l’unité d’esprit sur le chemin encore fragile de la construction de nos jeunes nations.
Sylvestre KONIN et Théophile KOUAMOUO, sont tous deux, deux soldats de la lutte contre le néo-colonialisme…c’est-à-dire de véritables lieutenants de la lutte contre le pillage de l’Afrique. Ce n’est plus à démontrer que, ces ex-amis nous ont appris à marcher sur le chemin de « la libéralisation de la pensée », lequel a été tracé par des anciens, comme : N’KRUMAH, LUMBUBA,…..NELSON MANDELA…..HOUPHOUET BOIGNY….maintenant GBAGBO….
A lire les propos (sur lesquels, nous ne voulons plus revenir) d’une part : de Sylvestre KONIN, éminent actuaire de formation, ancien de la prestigieuse ESSEC et de l’ISUP de Paris, ex-Directeur de Publication de « Le COURRIER D’ABIDJAN », et d’autre part de son ex-rédacteur en Chef,
LE COURRIER D’ABIDJAN :
Un quotidien qui manque au paysage médiatique, mais surtout intellectuel ivoirien
1°) Du témoignage d’un manque crucial de vision stratégique commune des africains
Lorsqu’on observe de près la situation qui a abouti malheureusement, pour nous autres, à un conflit d’opinions, puis à une séparation professionnelle et finalement à une rupture entre deux « frères » ; on ne peut qu’être amené à comprendre encore plus l’importance de l’unité d’esprit sur le chemin encore fragile de la construction de nos jeunes nations.
Sylvestre KONIN et Théophile KOUAMOUO, sont tous deux, deux soldats de la lutte contre le néo-colonialisme…c’est-à-dire de véritables lieutenants de la lutte contre le pillage de l’Afrique. Ce n’est plus à démontrer que, ces ex-amis nous ont appris à marcher sur le chemin de « la libéralisation de la pensée », lequel a été tracé par des anciens, comme : N’KRUMAH, LUMBUBA,…..NELSON MANDELA…..HOUPHOUET BOIGNY….maintenant GBAGBO….
A lire les propos (sur lesquels, nous ne voulons plus revenir) d’une part : de Sylvestre KONIN, éminent actuaire de formation, ancien de la prestigieuse ESSEC et de l’ISUP de Paris, ex-Directeur de Publication de « Le COURRIER D’ABIDJAN », et d’autre part de son ex-rédacteur en Chef,
Comme un couple non-vigilant, qui divorce aux moindres petits désaccords, les africains, foulent aux pieds, les liens socioculturels profonds qui ont toujours existé, par exemple en Afrique noire… les alliances et/ou les unités qui se sont créées…au fil des années ou siècles entre eux, de part l’histoire, pour créer une spirale de conflits ou guerres civiles qui ont fini par démonter au monde entier notre incapacité à participer au marché mondial, où la médiocrité n’a pas sa place.
L’Afrique d’aujourd’hui est médiocre dans le fonds et dans la forme…L’Afrique d’après les indépendances, tourne en rond sans repères … Comment les nombreuses fissures dans le mur africain, ne feront-elles pas passer les reptiles et/ou les carnivores de la jungle mondiale ?
2°) De la mort et/ou du retour de « LE COURIER D’ABIDJAN » ?
A quand le retour de LE COURRIER D’ABIDJAN sur les tables des kiosques qui remplissent nos lectures matinales, avides et en quête de liberté, de dignité vendue, perdue et/ou arrachée ?
Le professionnalisme cuit, type KOUAMOUO, aux lendemains de la crise du 19 septembre 2002, nous manque….
L’engagement, style KONIN, nous manque sur l’échiquier des médias éburnéens, qui tâtonnent encore comme un mendiant vers une solde militaro-politique, suite à la publication d’articles pondus au tour d’une table à manger de 20h00…
Si LE COURRIER D’ABIDJAN ne revient pas prendre la place qui est la sienne… Je ne serai aucunement étonné, car, ce serait encore une preuve que l’Afrique est riche de ses acrobaties vers et contre le développement socio-économique, intellectuel, culturel…tout court.
L’Afrique nous aurait simplement encore montré, que son seul et véritable objectif, dans le concert des nations….c’est de lutter contre sa propre sortie de la pauvreté sous tous ses fonds et toutes ses formes… !!!
Seigneur JESUS…..sauve l’Afrique… !!!
Luc-Laure LEVY WORSHIP
Peut-être le plus délusionné des forces régressives du monde.
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